Des chercheurs américains viennent de démontrer que le stress au travail a un réel impact sur l’espérance de vie.
L’espérance de vie d’un salarié pouvait varier jusqu’à 33 ans en fonction du stress subi au travail.
Le stress au travail est un problème de santé publique. Et d’après une étude publiée dans la revue Health Affairs, il aurait même une influence sur l’espérance de vie. Pour mener à bien leur étude, les chercheurs ont étudié le General Social Survey, un registre rassemblant données de milliers d’Américains (sexe, emploi, taux de mortalité…). Les chercheurs ont ensuite classé les travailleurs en 18 groupes en fonction de leur niveau d’éducation, de leur métier…). Ils ont ensuite pu dresser une liste de dix facteurs de stress au travail. Parmi lesquelles : le nombre d’heures travaillées, l’équilibre entre vie privée et vie professionnelle ou encore la précarité de l’emploi.Les personnes ayant un bon niveau d’études, moins concernées Après avoir effectué cette cartographie, les chercheurs ont estimé l’effet de chacun des facteurs sur
l’espérance de vie. Ils ont alors observé qu’un salarié pouvait vivre jusqu’à 33 ans de moins en fonction du stress subi au travail. Un constat édifiant ! D’après les résultats des chercheurs, les salariés ayant un haut niveau d’éducation seraient moins touchés par le stress et auraient une espérance de vie plus longue. Les chercheurs ont aussi observé des différences importantes, à niveau d’éducation égal, entre les différents groupes ethniques. Pour exemple, les femmes hispaniques avec un niveau élevé d’études étaient moins sujettes au stress que les autres femmes, et vivraient plus longtemps. Par ailleurs, les chercheurs ont remarqué des différences en fonction du sexe. Alors que les horaires décalés sont mal tolérées par les femmes, les hommes eux supporteraient moins la précarité et le sentiment d’insécurité.Le risque de licenciement : première cause de stressParmi tous les facteurs augmentant le niveau de stress au travail, les chercheurs ont observé que ceux liés au risque de plan social ou de licenciement étaient les plus néfastes pour la santé. Ainsi, les personnes occupant une activité précaire, ou n’ayant pas de couverture sociale étaient plus susceptibles de rencontrer un niveau de stress important.Au travers de cette étude, on perçoit à quel point les conditions au travail doivent être au cœur de la réflexion des employeurs afin d’améliorer
le bien-être de leurs salariés. Elodie-Elsy MoreauSource :
Exposure To Harmful Workplace Practices Could Account For Inequality In Life Spans Across Different Demographic Groups – Joel Goh et al. – Health Aff October 2015 vol. 34 no. 10 1761-1768 (
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